Nt6 Enquete 79 07

Category: French UFO Files  |  Format: PDF  |  File: nt6_enquete_79_07.pdf
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NATIONAL DIETUDES ENQUETE GEPAN rJp 79/07 "A pmpaa d'une dhpahLiian" alllllIIlmllL GROUPE DIETUDES DES ~NOMNES AROSPATI AUX NON 1 DENTI FI S CETTE NOTE TECHNIQUE SE COMPOSE DE TROIS PARTIES DISTINCTES : IRE PARTE Compte rendu de l'enqute GEPAN n A. ESTERLE - M. JIMENEZ - JP. ROSPARS - P. TEYSSANDIER 2lh~ PARTIE Complment d'informations l'enqute GEPAN n A. ESTERLE Fabulation, d1 ire et thmes ufol ogiques D. AUDRERIE A. ESTERLE - M. JIMENFZ - JP. ROSPARS - P. TEYSSANDIER 2, PREMIERS -NTS D' ENQUTE 2.1. LE LUNDI 26 NOVEMBRE 79 2.2. LE LUNDI 3 DECEMBRE 79 2.3. LE MARDI 4 DECEMBRE 2.4. LE MBRCREDI 5 DECEMBRE 79 3.1. RECHERCHE D'AUTRES TEMOIGNAGES 3.1.1. Tmoignage de 3.1.2. Tmoignage de Lisette 3.1.3. Recherche de 1 'auteur d' un coup de t1 phone 3.2. RECHERCHE DES INDICES PHYSIQUES 3.2.1. Enqute auprs de la station EDF 3.2.2. Donnes mtorologiques 3.2.3. Passages d'avions 3.2.4. Analyses mdicales 3.3. ELEMENTS D'ANALYSE SUR LES DISCOURS ET LE COMPORTEMENT DES TEMOINS 3.3.1. Quelques traits de comportement et du discours 3.3.2. Une certaine image des tmoins 4 CONCLUS 1 ON Les vnements dont nous allons parler ont eu un grand retentis- sement auprs des media. Tout effort de banalisation des donnes semblera donc vain, les diffrents protagonistes n'ayant jamais cherch la discrtion, bien au contraire. Nous garderons cependant, mme dans ce cas, les principes de banalisation que nous avons pris pour rgle. Les diffrents vnement auxquels il sera fait allusion se sont drouls sur un grand intervalle de temps et en des lieux trs divers. La quantit d'informations s'y rapportant est donc Toutes ces informations doivent-elles tre traites sur le mme plan ? Rien n'est moins sQr. Les premiers vnements, ceux sur lesquels nous avons directement enqut portent sur quelques jours (novembre et d- cembre 1979) et se sont tous drouls dans la mme ville de la banlieue parisienne. Par la suite, de nombreux autres vnements se sont tals tout au long de l'anne 1980 et sont intervenus en divers lieux de province. ne sont pas ncessairement en liaison directe avec les vnements initiaux mais les clairent et les compltent probablement. C'est pourquoi nous avons choisi une prsentation en deux temps : - d'une part, l'tude des vnements survenus fin 1979, - d'autre part, l'examen des vnements ultrieurs ou simplement connexes ailleucs, ne manquent pas d'intrt. 2 PREMIERS LMENTS D' ENQUETE 2.1. LE LUNDI 26 NOVEMBRE 1979 Les heures que nous fournissons pour la suite des vnements que nous allons dcrire, sont celles notes par les services de transmission de la Gendarmerie de V1 et du Commissariat de V2, Elles sont inscrites sur les cahiers de service et les mains courantes. 5 h 00 du matin : Le Commissariat de V2 reoit un appel tlphonique d'un certain M. ~lberi? qui dit en substance : "Mon copain a t enzev par un OlrNI". Un appel ra- est immdiatement lanc la voiture de patrouille (une R 12) qui est en intervention (tentative de suicide) quelque 2,5 km du lieu L1 d'o est parti l'appel tlphonique (voir plan % Rappelons que tous les noms sont banaliss. Le Commissariat de V2 reoit un appel de la Gendarmerie de VI. Deux minutes auparavant, cette Gendarmerie avait reu aussi un appel lui signalant la disparition d'une personne en LI. Le Commissariat de V2 dcide alors d'envoyer rapidement trois policiers qui, utilisant une R4, mettent 5 6 mn pour se rendre du Commissariat LI. La R4 du Comissariat arrive en LI. L se trouve Albert proximit d'une voiture arrte prs du bord droit de la chausse. Quelques instants plus tard, apparaissent Ernest et Lon. La R 12 de la patrouille (quatre policiers) arrive. Les sept policiers examinent les lieux, font dplacer la voiture jusqu'au trottoir ( par descurit) et ne dcouvrent aucun indice significatif ni sur la voiture, ni sur la route, ni dans les champs alentour. La voiture, une Ford Taunus break, est encombre de pantalons "Jeans" dans le coffre et sur la banquette arrire, Il y a de la bue sur les vitres. Les policiers interrogent sparmen: les trois tmoins et notent un .comportement assez . Albert est surexcite, trs nerveux ; il crie, gesticule et . Ernest, nerveux au dbut, retrouve rapidement tout son calme ; . Lon semble se dsintresser de l'affaire. La trame gnrale de leur rcit est alors la suivante Nestor, Ernest et Albertchargeaient la voiture pour aller vendre "Jeans" au march de V4 alors que Lon domait encore dans l'appartement dlErnest, contigu de celui d'Albert. Ils ont obser- v une lueur dans le ciel, D'aprs Albert, cette lueur est arrive au -dessus de la route Al (voir Plan no 2) dans l'axe de celle-ci. Nestor qui tait au volant s'loigne avec la voiture vers la direction prise par la lueur alors qu'Albert et Ernest remontent dans leurs appartements. Albert va chercher son appareil photo (mais il redescend les mains vides car il n'a pas trouv de pellicule ) et Ernest le parasol pour l'ta- lage du march. Une fois ressorti, Albert voit la voiture s'approcher de la lueur qui est au -dessus de la route. Elle vient ensuite se placer au- dessus de la voiture, puis l'enveloppe. On ne voit plus la voiture mais une sphre de brouillard avec de petites boules clignotantes tout autour, Albert se prcipite en criant vers ce brouillard arriv 20 ou 30 m, celui-ci se rsorbe et part "corne wl ~cZU~P" vers le ciel. Tl s'approche de la voiture et ouvre la portire : Nestor n'est plus dedans. D'aprs Exnest, la lueur se dirigeait vers les champs dans l'axe de la route). Redescendu de son appartement avec Albert, il voit le brouillard et les boules clignotantes, mais ne manifeste aucune prcipitation. Il marche normalement, voit Albert courdr devant lui et "Z'clairl' partir vers le ciel. Interrogs, Albert et Ernest dclarent ne pas avoir d'argent mais ne parlent pas de l'argent que pourrait avoir Nestor. Les policiers prviennent alors le CommissarTat de Y2 et demandent des instructions. Vers 6 h 80, le Comissaire entre en contact avec la Gen- darmerie de VI. Il est dcid que l'affaire sera prise en charge par la Gendarmerie et les policiers prient les trois tmoins de s'y rendre ds 11s leur demandent de dgager la voiture et quittent L1 6 h 45. Les tmoins rentrent chez eux. Arrive des tmoins la Gendarmerie de VI, Ds 8 h 00, une reconstitution est faite en LI. Celle-ci consiste repositonner la voiture sur la chaus se Al, l o elle fut retrouve par Albert et Ernest. Les trois tmoins indiquent alors une position proximit d'un arbre bris. Lors de l'en- qute aupss des policiers, qui avaient aussi observ la voiture dans son tat initial, ceux -ci indiqueront un emplacement P2 situ trente mtres l'ouest. Enfin, lors d'une troisime reconstitution effectue par les tmoins pour une journaliste, les tmoins positionneront la voiture P3, 50 m avant Pl donc 80 m l'est de P2 (voir plan no 4). Le reste de la matine : La matine va ensuite tre consacre au recueil des tmoignages des dif- frentes personnes susceptibles de fournir des informations (tmoins et leurs proches), Ces personnes quittent la Gendarmerie vers 12 h y revenir 14 h 00. Dpositions auprs de la Gendarmerie de V1 Ernest a 25 ans. Il habite en avec sa compagne Rosalle. Il gagne sa vie en vendant des vtements sur les marchs. Il utilise pour cela une voiture qui ne lui appartient pas, un vhicule en mauvais tat, sans ralenti ni faut le pousser pour le faire partir). Il n'a pas non plus de permis de conduire, Albert, 25 ans, sans travail, habite dans l'appartement voisin de celui d'Ernest. Occasionnellement, il aide celui-ci sur les marchs. 18 ans, vit chez sa mre divorce qui habite dix kilomtres de Il travaille avec sa mre qui est marchande ambulante sur les marchs. A l'occasion, il aide aussi son ami Ernest et dort parfois chez Il a pour compagne ~adge (dont il a un petit garon de 6 mois) qiri, comme Rosalie, est vendeuse dans un magasin. Elles sont les seules avoir un travail rgulier. Lon est peintxe, mais il yient de se faire licencier, Tl connat Ernest mais pas les autres. Il l'a rencontr le samedi 24 au soir et celui-ci lui a propos de conduire la voiture pour aller, le lendemain,,au march Parmi toutes ces personnes, Lon est en effet le seul avoir son Ceci tant pos, nous al lons exami.ner les dposit certaines contradictions y apparatssent. ions et leur cohrence ; Ernest avait prvu d'aller au march de V4, le 26 notvembre au matin et il avait propos Nestor et Lon de venir dormir chez lui le 25 au soir. Dans son appartement, Ernest et Rosalie regardent la tlvision avec Albert. Arrivent Lon (eonduit par son frre qui n'entre pas), puis Nestor (conduit par sa mre qui n'entre pas). Le film fini, Rosalie va se coucher. Aprs avoir discut, Albert va se coucher dans son appartement, Ernest va dormir dans sa chambre avec Nestor et Lon restent dormir dans L apparat une premire srie de contradictions. Rosalie dit s'tre cou- che aprs la fin du film (vers 22 h 30) et affirme que seuls Ernest et une autre personne se trouvaient dans 1 'appartement ce moment-l ; mais Nestor (aprs son retour) et Lon disent titre arrivs vers 21 h 30, avant fin du film. De mme, l'heure de coucher final varie de minuit du matin selon les tmoins. Toutefois, vu la banalit de ces vnements, il est difficile d'attacher de l'importance ces contradictions. Pour les faits survenus le matin du 26 novembre, il y a bonne concordance sur le schma gnral mais de multiples contradictions dans les dtails. 0 Schma gnral Ernest, Nestor et Albert descendent vers 4 h du matin pour charger la voi- ture avec les "Jeans". La voiture doit tre pousse pour dmarrer. Nestor reste au volant, le pied sur l'acclrateur (puisqu'il n'y a pas de ralen ti). Vers 4 h 15, Nestor attire l'attention de ses amis sur un faisceau lumineux qui passe au -dessus du parking (vers les champs et la station EDF) et qui descend lentement, Nestor part avec la voiture dans la direction du faisceau lumineux. Ernest et Albert remontent leurs appartements chercher, l'un le parasol pour le march, l'autre son appareil pour photographier le phnomne lumineux. Ils redescendent ensemble et montent sur le terre -plein bordant la route Al o se trouve la voiture. Elle est entoure d'une sphre de brouillard blanc de petites boules lumineuses. Albert se prcipite vers la voiture. Les petites boules rentrent dans la sphre qui se rsorbe et part vers le ciel. Nestor n'est plus dans la voi ture. Aprs avoir un peu cherch aux alentours, Ernest remonte dans son 1 PIAN NO 4 1 appartement chercher les numros de tlphone du Comniissariat et de la Gendarmerie. Il rveille Lon et lui dit que Nestor a disparu. tlphone au Comniissariat, puis Ernest la Gendarmerie. Selon eux, il s'est coul un quart d'heure entre la constatation de la disparition 4 h 20) et les coups de telphone. Ce dernier point induit une contradiction avec les heures notes au Commissariat et la Gendarmerie r le ler coup de tlphone a t reu par la police de V2 5 h 00. Les heures donnes par les tmoins sont approximatives (M. Lon par exemple confirmera que les heures qu'il in- dique sont largement arbitraires ; il a plutat cherch tre cohrent avec les autres). On peut donc penser que la squence d'vnments est intervenue plus tard que ne le d-isent les tmoins, partir de 4 h 30 au pl us tt. Mais d'autres contradtctions pl us importantes apparaissent : . Albert prtend que la voiture a t charge avant d'tre mise en route, puis gare prs de la porte de 1 ' immeuble pour al ler chercher le parasol. Selon Ernest (et Nestor aprs son retour), la voiture a t d'abord dmarre et gare puis charge. . Les trois tmoins prtendent avoir charg la voiture avec les "Jeans" (qui taient dans 1 'appartement dlErnest) en un ou deux paraTt impossible en raison de la quantit de pan- talons constate par la police 1 ' intrieur de la voiture. Plu- sieurs enquteurs ont not ce point. Ernest le rsoudra plus tard 80) en dclarant un enquteur priv (conversation en- registre) que la voiture tait "pr-charge de Za veiZZe Non seulement ceci est en contradiction avec les dclarations prcdentes, mais c'est trs improbable en raison des vols fr quents sur les parkings la nuit, phnomne que les tmoins n'igno- . Ernest dclare, le 26 novembre, qu'tant mont chercher te parasol dans son appartement, al ors qu'Al bert al 1 ait chercher son appa- reil photographique, il a regard par la fentre et a constat la voiture tait arrte en travers de la chausse. Il pense que Nestor a cal et qu'i-1 va fa1 loir encore pousser la voiture. Il prcise qu'il ne voit alors aucun phnomne lumineux. Il re- descend avec Albert et se dirige vers la voiture en montant sur Il constate que la voiture est entoure de cette sphre de brouillard mais di't ne pas en tre surpris, car Albert a fait tat alors qu'ils redescendaient ensemble. Mais dit pas avoir vu la voiture avant d'arriver sur le ter- rebplein. Bien au contraire, il dit "a' mon a&ve qet emp$ce- ment (dans la direction o le faisceau lurmneux semblait devoir atterrir), j 'ai constat Za prsence d'une spizre de brume recou- vrant Za moitid de Za voiture... je dois atjouter que je me trou- vais 400 m environ du vhicuZe Zorsque j 'ai constat ce faitff. De pl us, la fentre de 1 'appartement d'Albert a une orientation diamtralement oppose celle dlErnest. Depuis chez lui, il ne pouvaft donc pas avoir vu la voiture arrte. . Les dclarations du 26 novembre concordent pour dire que la voi- ture se trouvait droite de la chausse (fait constat par les policiers). Ds le 27 novembre, Ernest dclare qu'en fait, depuis son appartement, Tl a vu la voiture arrte gauche puis, arrive au bord de la route, avoir constat qu'elle tait droite. Il expltquera ce changement en dtsant qu'SI avait peur de ne pas tre cru (mais ce potnt n'a a priori rien d'extraordtnaire) et qu'il a entendu Albert dclarer aux policiers que la voiture tait droi- te. Il dira avoir menti sciemment pour tre cohrent avec son ami. Une semaine aprs, ce point rentrera parfaitement dans le scnario nonc par Nestor (aprs son retour survenu le 3 dcembre voir plus loin). . Enfin, il faut noter la contradiction suivante : - Albert dclare a'tre mis courir la voiture et avoir constat que le portire avant gauche tait ouverte et que Nestor n'tait plus l'intrieur ; - Ernest lui, dclare ne pas s'tre avanc vers le vhicule avant que la brume et les boules lumineuses aient disparu (Albert tait alors 20 ou 30 m selon les premires dcla- rations). PuSs il se met courir vers la voiture. Or, le lendemain, Ernest dclare la Gendarmerie : vaCs vous dire toute la vrit ... lorsque nous somes venus au vhicule, premire fois, la portire tait ferme compltement et non entrou- C'est moi qui ai ouvert pour voir si mon copain n'tait pas couch dedans ". On voit mal comment, d'aprs les dclarations, Ernest aurait pu arriver la voiture avant Albert.. . . Les dclarations des tmoins se caractrisent donc par une bonne cohrence gnrale et de mu1 tiples incohrences de dtails dont certaines au moins paraissent graves. De plus, et trs rapidement, Ernest modifie ses dcla rations, multiplie les dtails nouveaux qui, soit introduisent des inco- hrences, soit visent expliquer des incohrences prcdemment constates. Nous verrons que cette tendance ne fera que se dvelopper. Ds le 26 novembre, lacpresse est prvenue de la disparition de Nestor (nous verrons plus loin comment). Ds le 27, journalistes et enquteurs privs affluent de toute la rg2on parisienne. Les gendarmes continuent ''2 'enqute ouverte suite Za dispar$t$on d'une personne'' (Nestor) aprs avoir prvenu le GEPAN ds le 26 novembre. Au cours de cette sbaine, quelques tmoins supplmentaires feront des dpositions mais sans rien apporter de trs significatif le pre de Nestor s'tonne que son fils et ses mis aient prvu de partir 4 h 00 du matin pour aller aunarch de V4 distant de 60 km et qui ne commence 8 h 00. Un garagiste dit avoir t rveill, la nuit du 25 au 261 par un bruit trange qu'el situe dans la direction de VI, etc... De leur ct, radios et journaux relatent l'affaire dans tous ses dtails et multiplient les interviews; le 28 novembre, dans "Le soir", M. Ignace f titre : "J'y croi~'~... Bref, aucun lment nouveau n'intervient avant le 3 dcembre au niatin. Vers 6 h 50 ( cinq minutes prs) la Gendarmerie de VI reoit un coup de tlphone de Radio -Tl-Luxembourg. Le journaliste de RTL annonce qu'il a reu un quart d'heure plus tt un coup de tlphone d'lpersonnedisantque vers 4h du math, -alle "a VU dan Ze champ proche de Za chuussde AI, o Nestor avait disparu, une boule Zwnineuse d'o est sortie une sj.Zhouette ressemblant Nestor ; Za boule srest rsorbe et a dispm tandis que Za silhouette se dirigeait vers la chausse travers champsf'. Le journa- liste demande la Gendarmerie si Nestor est bien revenu pour pouvoir l'annoncer aux informations de 7 h 00 (la nouvelle sera finalement annon- ce au "journal" de 9 h 00). Les gendarmes n'taient pas au courant et vont l'appartement dlErnest vers 7 h 30. L, ils trouvent Ernest, Rosalie, Albert, Nestor et sa mre, ainsi que Nadge, sa compagne. S'y trouve aussi une certaine Isabelle, journaliste d'un journal local et qui s'intresse de prs l'affaire de- puis une semaine. Tout le monde est conduit la Gendarmerie pour dposition. Dpositions la Gendarmerie, le 3 dcembre Les dpositions concordent sur le schma suivant : Ernest et Isabelle taient, jusqu' tard dans la nuit, dans l'ap- partement de celle-ci pour travailler sur un article qu'Isabelle veut faire paratre dans son journal. Albert est rentr Ignace est un ufologue priv, Prsident fondateur d'un groupement sp- cialis dans les "Sciences Avances" (gomancie, tlpathie, hypnose). Il tait dj apparu lors d'une enqute faite par le GEPAN sur des vnements survenus le 7 nwembre 1979 (voir enqute 79/05). appartement vers 3 h 30, a mang puis s'est couch et endormi. Vers 4 h 20, dit-il, il entend sonner et va ouvrir. 11 voit Nestor qui semble croire qu'on lui a vol la voiture et tre encore au matin du 26 novembre, partir pour le march. Albert conduit Nestor chez Ernest et va chercher ce dernier chez Tous reviennent chez Ernest puis appellent au tlphone la mre de Nestor et sa compagne Nadge. Tout le monde se congratule et boit du caf. Au bout d'un moment, Albert s'en va tlphoner aux journalistes. Il appelle RTL en croyant appeler Europe 1 (c'est ce qu'il nous dira le lendemain). Une voix fminine lui transmet la salle de rdaction 013 il se nomme un journaliste et dclare