CENTRE NATIONAL D ' ETUDES SPATIALES h - O 0 3 3 CT/GEPAN CENTRE SPATIAL DE TOULOUSE G8E8P8A,N8 LES RAPPORTS D 'OBSERVATION D 'OVN 1 CORRESPONDENT A DES OBSERVATIONS ET NON A DES PHENOMENES IMAGINAIRES INTRODUCTION Dans le rapport de l'tude scientifique du phnomne OVNI par l'universit du COLORADO (appel souvent le rapport une trs bonne tude a t publie par le Dr. W.K. HARTMANN. (Section VI, chapitre 2 page 567). Cette tude concerne l'effet du nombre de personnes survoles et de la dure de la partie visible de la trajectoire sur le nombre de rapports d'observation reus par les sources officiel les dans le cas des observations de rentres de vhicules spatiaux fabriqus par l'homme. Cette tude a montr que le nombre de rapports reus est pro portionnel au produit de deux facteurs : - le nombre de personnes vivant dans la zone gographique depuis laquelle le phnomne tait visible - la dure du phnomne (la dure de la partie observable l'oeil nu). vrifi cet importantrsultat grce aux rapports d'observa tion de rentres de satellites dans l'atmosphre au-dessus du territoire franais. J'ai observ le mme rsultat que le Dr. HARTMANN et mes conclu sions peuvent tre rsumes par l'quation suivante : nombre de rapports d'observation que j'ai reus est gal -cent-millime du produit du nombre total personnes vivant dans les zones gographiques d'os la rentre du satellite tait visible, par la dure totale partie observable de ce phnomne (exprimeen secondes). - DUREE D'OBSERVATION DU PHENOMENE OVNI - L'histogramme des dures d'observation du phnomne OVNI est obtenu grce aux tudes statistiques On obtient par exemple, sur un chantillon de 135 cas franais : 1 A 10 SECONDES 1 A 20 MINUTES (60 A 1200 SECONDES) 20 MINUTES A 1 HEURE (1200 A 3600 SECONDES) NOMBRE DE RAPPORTS RECUS On constate donc grce ces rsultats, que la dure de la majorit des observations est de l'ordre de 60 1200 secondes. b) - SUPERFICIE DU TERRITOIRE D'OU UN OVNI EST OBSERVE - Dans la formule prcdemment cite, quand on reoit un seul ( IR = 1 ) nous avons : On peut en effet penser que cette formule reprsente une sorte "loi sociale" qui dpend seulement des personnes mais pas de la nature du phnomne observepar consquent, en premire approximation, la meme loi peut tre suppose valable aussi bien pour les observations de rentres de satellites que les observa tions du phnomne OVNI. Aussi, dans le cas d'observations relles d'objets dans le ciel, on peut calculer le nombre de personnes vivant dans la zone survole, donc les dimensions approximatives de cette zone go graphique, si l'on connat seulement la dure d'observation. Prenons, a titre d'exemple, le cas des dures correspondant 3 la majorit des rapports d'observation du phnomne OVNI 60 1200 secondes. Ceci nous donne soit : P = 580 A 11 700 habitants survols pour recevoir un seul rapport d'observation. Or, nous savons qu'en FRANCE, la densit moyenne de population est de 94 habitants au kilomtre carr (recensement de 1968). Donc, en tenant compte des valeurs prcdentes de correspond une zone moyenne de : Ce qui est gal, par exemple, la superficie d'un cercle de rayon compris entre 2,8 et On peut faire le mme calcul pour les autres dures d'observa- tion du phnomne OVNI sans changer trs notablement l'ordre de grandeur des rsultats car une variation d'un facteur dans la dure d'observation ne conduit qu' une variation d'un 3 sur le diamtre de la zone gographique moyenne concer- La signification de ce rsultat est trs importante Si nous considrons un seul rapport d'observation, il ne peut que correspondre l'observation relle dtobiets ayant une trajectoire relativement rduite (de l'ordre de la distance de l'horizon visible pour une seule personne) soit lques ki lomtres LES LISTES DE RAPPORTS D'OBSEXWCCON Elles montrent, la plupart du temps, que les observations d 'OVNI correspondent un seul rapport par cas d'observation. La page suivante est d'ailleurs une illustration typique de liste chronologique de rapports d'observatiors disponibles au sein d'un catalogue. Par contre, dans le cas d'une rentre de satellite, je reois gnralement beaucoup de rapports par un seul et mme phnomne : par exemple 39 rapports pour la rentre d'un seul satellite le 28 dcembre 1973 8 h 15 locales (pour une dure totale du phnomne de l'ordre de 3 secondes). A partir de ce fait, on peut en conclure que : EXEMPLE DE LISTE DE DATE D'OBSERVATION (ORDRE CHRONOLOGIQUE) EXTRAIT DE LA LISTE DE 220 OBSERVATIONS FAITES EN FRANCE 1) le rapport unique pour chaque observation est une carac- tristique des rapports d'observation du phnomne OVNI ; 2) une telle caractristique n'est compatible avec l'observa- tion d'objets rels que si ceux-ci ne sont visibles qu' partir de zones dont le diamtre ne dpasse gure la dizaine de kilomtres, ( cause des dures d'observations allgues par les observateurs et de l'application de la "loi sociale'' CONSEQUENCES Supposons "le problme rsolu" et admettons que les OVNI sont des objets rels. Dans ces conditions, nous n'avons pas de raison de supposer que l'observateur qui nous adresse un rapport d'observation soit, dans tous les cas, situ la mme distance de l'OVNI. Il est plus vraisemblablement l'un des 580 11 700 habitants vivant dans la rgion survole, que le hasard fait observateur avec quelques autres, mais dont il est seul avoir le "caractre" conduisant nous faire connatre ce qu'il a vu. On peut donc raisonnablement supposer que la distance observateur- OVNI est le fait du hasard. Or en appliquant la loi P x T = 700 000 au seul rapport reu l'occasion du survol de cet objet, nous avons conclu que, ncessairement, le fait de n'avoir reu qu'un seul et unique rapport d'observation tait l'obligation,pourl'objet durant toute la partie (visible l'oeil nu) de sa trajectoire, de ne pas survoler plus de 580 11 700 personnes c'est--dire que la longueur de la trajectoire ne devrait pas dpasser quelques kilomtres. Maintenant, essayons de comparer deux pays diffrents ayant exactement la mme superficie, exactement les mmes conditions mtorologiques idales de ciel parfaitement clair, mais par contre des densits de population trs diffrentes. Si des objets volants (OVNI) apparaissent de la mme faon et en mme quantit totale au -dessus de chacun des pays, combien de rapports recevra -t'on dans chaque pays ? (on suppose donc implicitement, dans ce modle que le nombre d'OVNI est indpen dant de la densit de population). Il est possible que dans ce cas, le nombre total de rapports reus dans chacun des pays sera de avec n = nombre total d'OVNI survolant chaque pays pendant la dure de l'exprience de comparaison des deux pays. A cause de nos hypothses prcdentes, n et sont exacte- ment identiques pour chacun des pays. N (nombre total de rapports reus) varie seulement pro- portionnellement c'est-a-dire au nombre de personnes survoles. Donc NT varie proportionnellement 3 la densit de population puisque les zones o les observations sont possibles ont exactement la mme superficie dans chacun des pays et que P(,) est justemezt le produit de cette superficie identique par la densit de population qui, elle, est diffrente. Donc si l'on compare deux pays, toutes choses qales par ailleurs, le nombre de rapports d'observation d'OVNI doit varier proportion- nellement la densit de population des pays s'agit d'observations relles. EFFET DES CONDITIONS METEOROLOGIQUES En comparant les deux pays prcdents, nous nous sommes placs dans des conditions mtorologiques idales. Il n'est est pas ainsi dans la ralit. Que se passe -t'il si les conditions mtorologiques se dgradent Nous avions calcul, prcdemment que la rception d'un rapport unique impliquait le survol de 580 11 700 personnes, soit en FRANCE, une zone circulaire de diamtre l'objet pouvait tre observ. Si les conditions mtorologiques ne sont plus idales, l'objet ne peut plus tre observ sur toute la superficie de la zone et le nombre d'habitants survols dcrot, le nombre total de rap ports d'observation reus dcroit donc (statistiquement parlant) proportionnnellement. Les conditions mtorologiques interviennent donc par le fait qu'elles limitent la visibilit. Or les services Mto des Aroports mesurent chaque jour la "distance de visibilit" c'est--dire la distance laquelle un observateur commence voir un avion qui s'approche. Aussi, la superficie de la zone o un objet est visible par conditions mtorologiques quelcon ques est prcisment un cercle de rayon gal la distance de visibilit mesure. Donc connaissant la distance de visibilit mesure au lieu et au moment de l'observation allgue d'un OVNI, on peut calculer la superficie de la zone d'oii l'engin sera observable, .donc con- natre le nombre de personnes survoles. On obtiendrait en moyenne un nombre de personnes proportionnel la superficie de la zone de visibilit de l'engin, donc proportionnel au carr de la distance de visibilit mesure. Aussi, si l'on tudie les variations du nombre de rapports d'observation d'objets rels en fonction de la distance de visibilit mesure au moment et au lieu de chaque observation, on doit constater que le nombre de rapports d'observation varie, proportionnellement au carr de la distance de visibilit puisque le nombre de rapports est proportionnel au nombre de personnes survoles. On peut faire cet exercice assez aisment partir des rapports d'observation du phnomne 0VNI:on cherche, dans les archives des Services Officiels de Mtorologie aronautique, quelle tait exactement la distance de visibilit au lieu et l'instant de chaque observation allgue d'OVNI. On trace ensuite le graphique du nombre de rapports obtenus dans chaque classe de distances voici ce que l'on obtient. d'alPHrwh9r On constate que le rsultat n'est pas loin de vrifier notre : les points sont assez proches de la droite qui expri- me que le nombre de rapports est proportionnel au carr de la distance de visibilit. Nanmoins, le rsultat est insuffisam ment probant. / REMARQUE / : Pour tre plus prcis, il aurait fallu en effet tenir compte non seulement de la distance de visibilit horizon tale comme c'est le cas dans la vrification prcdente, mais aussi de la visibilit verticale, en effet, celle-ci n'est pas sans influence : si l'objet est au-dessus des nuages, il n'est pas visible et aucun rapport d'observation ne peut tre niqu. Cependant, la prise en compte de ce paramtre supplmen- taire ncessite la connaissance de l'altitude de l'OVNI, qui n'est prcisment pas connue. Nous chercherons donc, grce une autre mthode, tourner cette difficult. JOURS ENSOLEILLES ET JOURS SOMBRES Un jour ensoleill est un jour o la distance de visibilit est gnralement maximum,au contraire, un jour non ensoleill correspond gnralement une distance de visibilit faible. On constate, en comparant les valeurs des distances de visibi lit des deux types de conditions d'ensoleillement qu'il n'est pas rare de trouver un facteur 3 10 entre les distances de visibilit correspondantes. Ceci conduit penser que les superficies des zones de visibi- lit d'un objet volant varient jusque dans un rapport 10 100 Jours ciel clair et les jours ciel couvert. Le nombre de personnes survoles varie donc dans le mme rapport et le nombre de rapports d'observation reus doit varier consi drablement avec les conditions mtorologiques si les obser- vations sont relles. L'tude statistique des rapports d'observation du phnomne OVNI rvle sans ambigut cette caractristique comme le montre le rsultat suivant Nanmoins, nous pouvons aller encore plus loin : en effet, il apparat ici que le nombre de rapports reus quand le ciel est trs couvert (jour sans soleil) est peu prs ngligeable quand il est compar au nombre de rapports reus quand le soleil brille (ciel clair). Donc, quand on possde un grand nombre de -rapports d'observation, la plupart d'entre-eux correspondent des conditions mtorologiques favorables, des journes ensoleil- les par consquent. Alors, si l'on considre une trs longue priode de temps, le nombre de rapports d'observation d'objets rels reus sera pro portionnel au nombre de jours o les conditions mtorologiques taient favorables l'observation, donc presque proportionnel au nombre moyen d'heures d'ensoleillement annuel. Une autre faon d'expliquer ceci sur un. exemple concret est la Pendant 30 ans, si 100 objets sont venus survoler le territoire d'une manire alatoire dans le temps, on aura peut tre rapports d'observation si tous les jours sont favorables a l'observation mais certainement seulement la moiti (50) si 1 jour sur deux est dfavorable 2i l'observation. Les observatoires et beaucoup de stations mto possdent des photomtres enregistreurs pour mesurer le nombre moyen d'heures d'ensoleillement. Ainsi, les organismes spcialiss dans les statistiques mtorologiques publient les rsultats moyens pour chacun des dpartements franais (statistiques sur Ces donnes peuvent servir vrifier avec prcision notre modle en comparant le nombre de rapports d'observation d'OVNI manant de chaque dpartement franais pendant une trs longue (30 ans par exemple) . VERIFICATION DE LA REALITE DES OBSERVATIONS Si les rapports d'observation du phnomne OVNI correspondent des observations relles, nous devons, si nous nous souvenons des rsultats prcdents, trouver deux proprites simultanes en comparant les dpartements entre eux le nombre de rapports doit tre proportionnel la densit de population pour des conditions mtorologiques moyennes identiques (mme nombre annuel moyen d'heures d'ensoleille ment par exemple) ; 2) le nombre de rapports doit tre proportionnel au nombre annuel moyen d'heures d'ensoleillement pour la mme densit de population. Pour voir si ceci est exact, il suffit de choisir un nombre suffisant de rapports d'observation (j'en ai utilis environ 2 000 ici) soigneusement filtrs afin de ne pas laisser subsis- ter de rapports d'objets connus identifiables la lecture des rapports par des spcialistes. Puis on classe ces rapports par dpartements pendant la mme priode de temps On choisit ensuite deux groupes de dpartemenegrce aux statistiques de la Mtorologie Nationale et aux rsultats du recensement de 1968 . le premier Groupe est constitu de dpartements du Nord de la FRANCE qui ont tous une moyenne de 1250 heures de par an ce sont : la Meuse, le Finistre, le Nord, le Pas de Calais. Leurs densits moyennes de population vont de 36 350 habitants par kilomtre carr ; . le second Groupe est constitu de dpartements du Sud de la FRANCE qui ont le double du nombre moyen d'heures d'ensoleil lement (soit 2500 heures par an) ce sont : le Lot, l'Aude, les Pyrnes Orientales, l'Hrault et les Alpes Maritimes. Leurs densits de population moyenne va de 130 habitants par kilomtre carr. Traons maintenant sur un graphique (en doubles chelles loga rithmiques pour plus de commodit) le nombre de rapports d'ob- servation d'OVNI que j'ai personnellement reus de chaque Dpar- tement en fonction de la densit moyenne de population de ce Dpartement. On obtient la figure de la page suivante. On constate que : (1) - les points figurant les Dpartements d'un mme groupe sont aligns sur une droite de pente 1. Ceci veut dire que le nombre de rapports est proportionnel la densit de population pour un mme ensoleillement moyen (2) - les droites des 2 groupes de Dpartements sont parallles et cartes d'un facteur 2 exactement ce qui signifie (attention l'interprtation htive avec les chelles -log !) que le nombre de rapports varie proportionnel- lement au nombre moyen d'heures d'ensoleillement pour une mme densit de population. C'est prcisment ce qui devait tre vrifi. CONSEQUENCES L'excellente conformit du modle thorique et des rsultats statistiques obtenus partir des rapports d'observation du phnomne OVNI signifie que nos hypothses sont valables. Ces hypothses sont rappeles ci -dessous : 1) la Loi - valable pour les rapports d'observation de rentres de satellites, est galement valable dans le cas des rapports d'observation du phnomne OVNI 2O) les rapports d'observation du phnomne OVNI correspondent des observations d'objets rels et non des histoires ima- ginaires ; 3') Les "OVNI" ne sont observables que dans des zones gogra- phiques relativement restreintes, de l'ordre de quelques kilo- mtres de diamtre et on ne peut pas invoquer des trajectoires longues pour ces objets rels (pas suprieures une vingtaine de kilomtres selon nos calculs) 4') la densit d'objets rels appels OVNI qui traversent l'espace arien d'un pays apparat indpendante de la densit de population de ce pays et indpendante des conditions mtoro logiques rgnant au-dessus du territoire ; 5') l'observation d'un OVNI semble n'tre lie qu'a la prsence de l'objet dans le ciel, la densit locale de population et l'existence de conditions atmosphriques permettant l'obser-